Argentine Chili Patagonie 2010

29.11.10

Don't cry for me Argentina

Avertisssement: ce récit retranscrit mes sentiments, mes impressions et ma vision très personnelle du voyage, vous pouvez ne pas être d'accord ou n'avoir pas vu les choses de la même manière ;)

Voilà, le blog étant terminé, j'ai remis tous les posts dans l'ordre chronologique.
Merci à "toi public", euh... "toi lecteur" qui a eu le courage de me lire jusqu'au bout.
On n'a pas vu Florent Pagny, ni le Pie XII, ni le Fitz Roy, ni Nicolas Hulot, mais Iguazu, le Perito Moreno et le boeuf argentin vallaient bien le déplacement.
Je voudrais aussi profiter de ce dernier post pour des remerciements particuliers à H pour sa fidélité à toute épreuve (xo) et à Géraldine pour le soutien "post traumatique" de décembre.
N'oubliez pas d'aller faire une petite visite sur le site de Nicolas:
http://www.nicolasmiquau.com
Et si vous êtes dans la région (ou pas), ne manquez pas son exposition à Bordeaux du 9 au 19 juin :)
Enfin, merci à Scorpions - Patrick Bruel - Julien Laurence - Gérald de Palmas - Véronique Sanson - Judy Garland - Indochine - Gaëtan Roussel - Jean-Jacques Goldman - Calogero - Benabar - Zebda - Noir Désir - Yves Duteil - Florent Pagny - Tonton David - New kids on the block (mon dieu!) - Stephan Eicher - Alain Souchon - Michel Sardou - Alain Bashung et Madonna pour m'avoir accompagnée en chansons tout au long de l'écriture.
Rendez-vous en août pour de nouvelles aventures au Wyoming, Colorado, South Dakota et Utah!
Hasta la vista baby.

mp

 

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30.11.10

03.11.2010 Winds of change

Mercredi 3 Novembre

Paris => Buenos Aires

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Jusqu'à la dernière minute, j'ai pensé que je ne verrais jamais l'Argentine. Il y a eu tellement de hauts et de bas, d'obstacles, que finalement en prévoyant un an à l'avance, ça fait trop long... (même si j'ai eu largement le temps d'acheter tout ce dont j'avais besoin et de faire mon sac tranquillement en n'oubliant rien du tout, trop forte!). Entre 3 semaines de vacances à négocier pour un mois de novembre, le changement de boss 2 mois avant le départ, l'annulation de la résa au refuge, les changements de vols... et autres petits soucis, quand le réveil sonne à 4h, il faut bien que je me rende à l'évidence, je pars enfin!
D'ailleurs je ne remercie pas Viventura pour les horaires des vols, départ à 6h45 pour poireauter 4h à Madrid. Enfin, y'a pas de petites économies ;)
En plus, ma camarade de voyage étant de nature quelque peu stressée, nous avançons l'heure du "pick up" d'une demie heure ("oui, mais tu comprends si le taxi crève, ou s'il se passe autre chose..."), je suis donc à l'attendre dès 4h45 en bas de chez moi. Ca va, en taxi quand on est deux, ça ne me dérange pas, j'ai pas à faire la conversation au chauffeur!!
Nous arrivons à Orly à 5h10, avec la dernière ligne droite à environ 160km/h, il doit être pressé de nous déposer ou peut-être qu'on le gonfle en fait??!
Finalement ce n'est pas du tout au terminal 1, mais bien au 4 que se trouvent les comptoirs d'enregistrement d'Ibéria, en fait le terminal 1, c'était pour l'arrivée à Buenos Aires, Marion n'a pas mis ses lentilles ;)
L'enregistrement est très rapide comparé au départ au Pérou, nous passons la sécu sans sonner et attendons donc dans la salle d'embarquement avant de descendre au rez de chaussée pour prendre un bus jusqu'à l'avion. D'ailleurs, y'a 2 personnes devant nous qui se sont trompées de vol ("non celui-là c'est celui de 6h45, pas de 7h20!")
Nous sommes placées vers le fond, l'avion n'est pas plein et comme de toutes façons il n'y a rien à manger ou à boire (oui, sur Iberia, faut payer pour ça), nous en profitons pour terminer notre nuit.
Sur Madrid, le temps est beau et frisquet et le pilote nous fait un magnifique atterrissage, c'est ce qu'on appelle un petit "kiss". Allez, c'est parti pour le transfert vers l'autre terminal après une longue succession de tapis roulants, et autres escalators, ascenseur et mini métro. Tiens, dans ce mini métro justement, nous rencontrons un copilote avec des mocassins à pompons (Franck Dubosc, si tu me lis!).
Arrivées au terminal S, nous décidons de boire un petit chocolat chaud au Starbucks, sauf que "la machine, elle marche pô" (comment on dit cassée en espagnol? t'as ton dico??). Finalement nous trouvons un autre café et optons pour du Colacao avec des palmitos. C'est bon et la serveuse est très gentille.
Nous allons ensuite attendre l'affichage de la porte et scrutons l'horizon de l’aérogare dont j’aime beaucoup l’architecture, à la recherche de nos amis venant de Genève. Mmm, tu crois qu'ils ont raté leur avion?

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Nous apercevons finalement Paul et Virgine, euh, je veux dire Paul et Marilyse, qui nous présentent à leurs amis (ok, juste deux secondes, faudra que je mémorise les prénoms, c'est pas gagné). J'aperçois également Isabelle en mode "stabylo jaune" (oui, son gore-tex est voyant et c'est bien) puis Raymonde, tout le groupe est au complet!
Ca papote dur pendant que nous embarquons, et d’ailleurs c'est long. Nous sommes installées une fois de plus au fond de l'avion et Iberia c'est double nul, y'a pas de petits écrans individuels pour regarder les films. Pff, je sens que ce vol va être très très long alors! Nous quittons le parking en retard, soit disant à cause du trafic aérien sur l'Espagne, puis nous attendons encore 30' sur le taxiway avant de décoller.
Là, je replonge dans le "sommeil" puis vers 15h30, c'est l'heure du déjeuner. Comme on est au fond, bah y'a plus trop le choix, Marion a été la dernière à pouvoir choisir entre "carne o pasta", moi j'ai eu les boulettes de viande. C'est pas bon, mais j'ai faim. On passe au dessus d'un désert, mais comme la carte n'est pas affichée sur les écrans, nous supputons (!) qu'il s'agit du Maroc.
Après le repas, je retombe à nouveau dans un état de semi léthargie, il y a quelques turbulences au dessus de l'océan, puis j'attaque un sudoku mais ça m'épuise vite... Re dodo sous la couverture marron trop moche d'Iberia. A propos de moche, les hôtesses ne se sont pas arrangées 2 ans après. Et puis c'est tout dans la finesse... A 20h, heure argentine, soit minuit heure française, ils nous allument les lumières de l'avion à leur maximum histoire de dire qu'il faut se réveiller. Oui, merci on avait compris! Puis ils nous "jettent" des boites en cartons contenant le snack d'avant descente. L'hôtesse a carrément pris le grand carton dans lequel elle pioche ses boites pour te les balancer sur la table... Mmmm la finesse jusqu'au bout donc.
On nous distribue ensuite les papiers pour la douane, Marion est aussi douée que Flo pour les remplir ("oups! ça pose un problème si j'ai fait une rature??") puis nous attaquons enfin la descente. Mais que ce vol a été long! Oui, je l’ai déjà dit. Et puis ils nous ont mis "Winds of change" au pipeau comme musique d'ambiance, ça n'arrange pas les choses!
Nous atterrissons finalement avec 1h30 de retard, il fait 20°C, ça pourrait être pire. Il nous faut d'abord passer la douane pour les passeports, en allant au guichet indiqué sur le panneau lumineux un peu comme à la sécu, puis tout le monde récupère ses bagages, qu'il faut ensuite repasser le tout sous des rayons X, au cas où on importerait des matières illicites.
Nico (notre guide pour ceux qui n'ont pas suivi) est là qui nous attend depuis 3h, avec son beau tee-shirt jaune Nashville et son panneau Viventura au cas où on ne le reconnaîtrait pas ;) Puis nous partons en bus vers le centre de Buenos Aires par une autoroute à péage. Nous passons également par l'avenue du 9 juillet, la plus large du monde (140 mètres, sur 4km de long), avant d'arriver à notre hôtel, le Posta Carretas, une heure plus tard.

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Il est 1h du mat (5h, heure française), j'en peux plus. "Marion s'il te plait, tu peux fermer la fenêtre? Ah, ben non elle est fermée"... Oh putaing, on va donc dormir dans la rue, super! Je suis plus en état... Comment on dit en espagnol? Yo no soy en estadio??


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18.12.10

04.11.2010 Nunca Mas

Jeudi 4 Novembre

Buenos Aires

"- Alors t'as dormi?
- Oui, un peu comme les marins du Vendée Globe, par tranche de 5 minutes entre le passage de deux camions, deux bus, deux mobylettes et deux voitures."
Réveils à 4h04, puis à 5h55 puis réveil définitif à 6h40, la journée va être longue mais va falloir résister. Un coca please!
En fait, la salle de bain est hyper calme, je vais peut-être aller dormir dans la baignoire la nuit prochaine.
Le temps est gris (dommage pour les photos) mais la température très agréable, entre 20 et 25°C.
Nous descendons prendre notre petit déjeuner à côté de la piscine couverte à l'arrière de l'hôtel, c'est un buffet, c'est bon, y'a tout ce qu'il faut même le jus d'orange malheureusement un peu trop dilué.
A 8h45, Nico nous fait un petit briefing sur le voyage, puis nous retournons chercher nos passeports dans les chambres pour effectuer du change. Faites gaffe à vos sacs surtout! Oui! oui! t'inquiète!
Gustavo notre guide local nous retrouve à 9h30 et c'est parti pour une visite à pied des environs. Nous sommes tout près de la calle Florida, une rue piétonne très commerçante. Les magasins ouvrent à peine.

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Nous faisons un arrêt dans une galerie (il y en a pas mal dans le coin), la galerie Güemes, dans laquelle a vécu St Exupéry (pas dans la galerie hein, mais dans un appart situé ici!). Il y a d'ailleurs écrit Vol de nuit. Parait même pour l'anecdote qu'un mammifère marin vivait dans sa baignoire... Mmmm... OK!

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Nous allons changer nos deniers (pas besoin de passeport en fin de compte) puis nous partons vers la Place de Mai. Nous nous arrêtons d'abord à la cathédrale métropolitaine de la ville, au style néoclassique, dans laquelle se trouve le tombeau de San Martin. Ce général fut un des héros de l'indépendance du pays, et pourtant, il mourut à Boulogne sur Mer où il avait dû s'exiler. Il y a deux gardes à l'entrée de la salle, j'ai d'abord cru que c'était des statues, oups! Pardon! J'ai bien fait de pas toucher! En plus, il s'agit de soldats du corps prestigieux des Grenadiers à Cheval, mazette. Le tombeau ressemble beaucoup à celui de Napoléon aux Invalides.
A l'extérieur de la cathédrale, au mur, on peut également voir la flamme du soldat inconnu.

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Nous arrivons sur la fameuse Place de Mai, lieu de tous les rassemblements, manifestations voire révolutions.
Bon, ok, j'avoue, la première fois que j'en ai entendu parler, c'est par... Patrick Bruel... Oui, mes références culturelles sont effrayantes je sais ;) Désolée... Il avait fait une chanson sur le thème des mères de la Place de Mai: "Nunca Mas"... Désolée... Ce sont des mères argentines dont les enfants ont "disparu", assassinés pendant la dictature militaire (1976-1983). Elles portent des foulards blancs (à l'origine, les langes en tissu de leurs bébés) pour commémorer la disparition de leurs enfants. Elles se réunissent ici tous les  jeudis après-midi et tournent autour du monument central. Au sol sont dessinés les fameux foulards. Par ailleurs, l'ancien président Kirchner étant décédé juste avant notre venue, on trouve beaucoup de photos ou d'inscriptions sur les murs à son sujet.

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On peut aussi voir la Casa Rosada, le siège du gouvernement à travers des grilles. En fait, ces grilles sont là en permanence, dès qu'il y a des manifestations, ils les ferment pour empêcher les manifestants d'atteindre le bâtiment.

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Il y a aussi des combattants des Malouines qui campent là pour faire reconnaître leurs droits et des policiers à cheval.

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Nous descendons ensuite dans la station de métro pour voir une des plus vieilles rames de Buenos Aires, c'est sympa! J'aime aussi beaucoup les vieux tourniquets.

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Nous repartons ensuite toujours à pied vers le quartier de San Telmo, un quartier "bobo" qui est en cours de réhabilitation. Par contre, faut quand même regarder où on met les pieds car les trottoirs sont tous défoncés. Supposition personnelle, le bout de trottoir doit appartenir à la maison qui lui fait face, du coup ils ne sont pas entretenus "uniformément"... donc ici c'est pas aux crottes de chien qu'il faut faire gaffe mais aux trous et aux bosses!
Il y a pas mal de boutiques d'antiquité, oh, un restaurant "français" et une église avec dixit Nico "des prises pour faire de l'escalade sur le clocher" (cf photo).

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En fait d'escalade, il s'agit plutôt de boulets de canon laissés ainsi de façon apparente, sauf que j'ai complètement oublié le pourquoi de la chose...
Nous passons par un marché couvert ressemblant au pavillon Baltard de par sa structure (très joli), puis nous continuons toujours à pied vers Puerto Madero, non sans rencontrer Mafalda (et oui, elle est Argentine et je le savais pas!).

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Nous traversons "l'avenue des camions", ces derniers ne peuvent traverser Buenos Aires que par cette route, du coup c'est une file ininterrompue qui passe devant nous.

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Puerto Madero est également en cours de réhabilitation, c'était les anciens docks de la ville. J'aime bien le site, c'est calme, y'a pas de voitures et y'a même un tramway comme à Montpellier, sans les fleurs.
Nous arrivons au restaurant Siga la vaca (Suivre la vache), tiens on se demande ce qu'on va bien pouvoir y manger! Il s'agit d'un restaurant de viandes donc, avec un énorme barbecue, et un grand buffet de crudités, faut se servir, c'est à volonté. Première approche de la viande argentine, elle est vraiment bonne. Le tout accompagné de vin argentin et oui, j'avoue, d'un coca (besoin de caféine, coup de mou). Au dessert, une petite glace au chocolat, même si j'ai regretté de ne pas avoir pris celle au dulce de leche car elle était succulente!

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Nous reprenons ensuite un mini bus pour nous rendre au quartier de la Boca dans lequel se trouve le fameux "Caminito", un mini quartier (quelques rues) dont les maisons en tôle ont été peintes de couleurs vives par les habitants.
J'y fais trop de photos et regrette que le ciel ne soit pas bleu, dommage. J'aime beaucoup ce quartier, c'est un peu le Montmartre de Buenos Aires. Mais il ne faut pas trop s'aventurer en dehors des sentiers battus apparemment...

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Puis pour ceux qui le veulent, nous pouvons aller au stade de la Bombonera, celui de l'équipe de Boca Juniors dans laquelle Dieu, enfin je veux dire Maradona a joué (très peu de temps en fait, 81-82 puis 95-97). Ici les couleurs, c'est jaune et bleu... Mais pourquoi donc? On raconte que le premier maillot de Boca était rose mais n’étant pas du goût des supporters il fallait le changer. Mais quelles couleurs choisir? Les opinions étant partagées, ils décidèrent d'adopter celles du drapeau du premier bateau qui arriverait au port... et ce fut un bateau d’origine suédoise. Le maillot serait avec un fond bleu traversé par une bande jaune.

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Quelle n'est pas ma surprise de voir les empreintes de Beto Marcico juste à l'entrée du stade. J'envoie immédiatement un Sms parental pour savoir s'il a effectivement joué à Boca. Oui parce que c'était quand même une figure emblématique du Téfécé à l'époque... il avait même une pizza à son nom, c'est dire! Ou alors c'était peut-être une pizzeria qu'il avait, je ne sais plus.

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Nous optons pour la visite rapide. A l'entrée, il y a les photos de tous les joueurs et des étoiles avec les noms de socios.
Je repère Diego (trop forte!!) un certain Domenech (pas le même) et bien sûr Beto.

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Nous pouvons voir le stade, assez impressionnant surtout qu'il ne fait que 3/4 de tour. La dernière tribune est toute droite, c'est bizarre. On imagine facilement l'ambiance qu'il doit y avoir les soirs de matchs. Et ici le Coca Cola, il est aussi jaune et bleu! (parce que rouge et blanc, ce sont les couleurs du club "ennemi" de River Plate). Par contre comme on n'a pas trop de temps, on ne peut pas aller partout, je suis légèrement frustrée... (trop de choses à voir en peu de temps). Le passage par le musée avec les trophées et la boutique est encore plus rapide, pas le temps de voir grand chose :(

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Il est en effet temps de repartir, nous retrouvons le reste du groupe et reprenons le bus jusqu'à l'hôtel.
Là, avec Marion, on fait une petite liste des cartes à envoyer puis on va faire un tour sur Florida pour acheter justement quelques cartes et repérer les boutiques pour nos futurs achats, enfin si on a le temps pour le shopping et ça semble mal barré.
De retour à l'hôtel nous avons un nouveau briefing puis écriture du journal de bord avant le départ pour aller "prendre l'apéro"... En fait d'apéro, Nico nous emmène pas très loin dans un restau où finalement nous allons aussi manger. Dans ce restau, au fond de la salle, y'a un immense miroir, j'ai mis environ 30 minutes avant de m'en rendre compte. Oui, j'ai un coup de barre, so what? En fait le restau n'est pas si grand que ça du coup... Je prends une bruscheta au saumon hyper bonne. Je ne reviendrai pas sur la remarque "les femmes n'y connaissent rien en vin", qu'est-ce qu'il faut pas entendre!
Retour à l'hôtel en admirant les "illuminations" des Galeries Pacifico (Galeries Lafayette argentines)

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J'ai plus sommeil maintenant bravo! Un peu d'internet et dodo.

 

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22.12.10

05.11.2010 Tango forever

Vendredi 5 Novembre

Buenos Aires

J'ai bien dormi jusqu'à 5h22, ensuite impossible de me rendormir entre le bruit et le jetlag. Finalement j'en ai marre de "trainailler", donc on va se lever pour de bon. Le ciel est bleu c'est cool.
C'est en descendant prendre le petit déjeuner que ma vie a failli se terminer, oui, j’ai failli mourir, là comme une m... dans un escalier sombre... assommée par une bouteille de pepsi... Et c'est même pas une blague... Je m'explique, alors qu'avec Marion nous descendions tranquillement, une bouteille de pepsi posée sur un plateau qu'une femme de chambre a voulu soulever s'est échappée par mégarde et a donc failli terminer son vol sur ma tête. J'ai juste eu le bon réflexe de m'éloigner de l'escalier, je me demande encore comment. Comme quoi, la vie ne tient pas à grand chose. Après, on aurait fait un film et ça se serait appelé "Les dieux sont tombés sur la tête n°2" (enfin, si ça avait été du coca, j'aurais rien dit, mais du pepsi, franchement c’est un peu la "loose" quand même).
Bon tout ça pour partir de l'hôtel à 9h30 direction la plaza San Martin, toute proche. C'est là qu'il y a, l'arbre, "the tree", que je voudrais sur mon balcon, il est vraiment beau non?

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En fait, nous continuons un peu plus loin vers l'horloge des anglais et c'est ici que nous allons enfourcher nos bicyclettes oranges (la bicicleta naranja pour les bilingues).

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Aujourd'hui en effet, c'est la journée Jalabert in Buenos Aires. Tout le monde (ou presque) s'équipe d'un magnifique casque très seyant et nous partons à la découverte d'autres quartiers de la ville. C'est cool, c'est plat et y'a des pistes cyclables, c'est très bien aménagé. Nous roulons vers les quartiers chics, en particulier ceux de Recoleta et Palermo.
Notre premier arrêt a lieu près d'un parc, lieu de promenade de centaines de chiens avec leurs promeneurs attitrés (métier probablement d'avenir dans ce pays) pour admirer la Floralis Generica d'Eduardo Catalano. Cette oeuvre en forme de tulipe pèse près de 18 tonnes d'aluminium et d'acier et les pétales de 13 mètres s'ouvraient le matin et se fermaient l'après midi. Malheureusement, comme un signe, depuis le début de l'année et la date de la mort de l'architecte, le mécanisme ne fonctionne plus. J'aime bien cette oeuvre d'art.

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Nous continuons en peloton étiré vers le quartier des ambassades avec ses maisons à l'architecture parfois très française, on n'est pas trop dépaysé par rapport au 16ème. J'ai particulièrement apprécié l'ambassade de Pologne, mais pas eu le temps de prendre la photo au risque de me retrouver dans le gruppetto.

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Puis nous arrivons dans un immense parc, avec un lac et des pédalos. Nous passons près d'un grand jardin de roses, ça embaume! Sinon c'est ici qu'il faut venir avec son coach personnel pour faire du sport mais surtout se montrer...
Un peu plus loin, nous faisons une petite halte ravitaillement, au menu du mate et des alafajores, les fameux gâteaux argentins bien sucrés mais bien nourrissants après cet effort. Concernant le mate, personne ne semble avoir été convaincu par la chose, même s'il parait que c'est tonifiant (en même temps aura-t-on un contrôle anti-dopage à l’arrivée? on ne sait jamais, abstenons-nous!). C'est donc une sorte d'infusion faite à partir de la plante yerba maté, sauf qu'il y a presque plus d'herbe que d'eau dans ce truc! Le goût est vraiment très très amer, même après l'ajout de sucre. En gros, t'as un peu l'impression de boire des herbes de provence. Cela se boit dans un récipient appelé calebasse grâce à un tube métallique qui sert aussi de filtre, la bombilla.
Les arbres sont supers beaux, même s'ils "pleurent" et ici aussi c'est le paradis des promeneurs de chiens, ils s'occupent parfois d'une dizaine de bêtes, voire plus, faut être motivé (et avoir les bras solides pour tenir toutes ces laisses).

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Nous repartons ensuite vers l'Alpe d'Huez, enfin je veux dire la montée du cimetière de Recoleta: 48 000 tombeaux sur 55 000 m², c'est le Père Lachaise de Buenos Aires avec des caveaux assez extravagants et des célébrités enterrées ici dont Eva Peron. Son corps fut finalement rapatrié après avoir voyagé par l'Italie et l'Espagne... C'est une icône pour les argentins car elle était proche du peuple et des plus pauvres et a essayé au cours de sa vie d'améliorer leur condition sociale. Sa tombe est d'ailleurs fleurie en permanence et très "visitée".

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Nous nous "baladons" dans les méandres du cimetière (pub anachronique ci-dessous) puis repartons sur nos vélos pour affronter la circulation.

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Il n'y a plus trop de pistes cyclables par ici. C'est assez sportif de se faufiler entre les voitures et les camions. Nous repartons vers le centre, puis Puerto Madero et arrivons finalement à destination à savoir San Telmo vers 14h. Jaja peut être fiers de nous.

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Mais tous ces efforts, ça creuse, Nico nous emmène dans un restaurant tout proche. Evidemment le service est un peu long (nous sommes 17 à débarquer), je prends des raviolis bouillis à l'eau, mais les sucres lents, c'est bon, et bois 600 ml de coca… C'est vers 16h que nous sortons finalement du restaurant. Nous avons quartier libre et avec Marion, nous décidons de repartir vers Puerto Madero. Allez, faut retraverser l’avenue des camions. Comme le ciel est bleu, tout de suite le paysage est beaucoup plus beau qu’hier. Nous optons pour la visite de la fregata Sarmiento, un vieux bateau sympa (je me vois quand même mal vivre là-dessus).

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Puis nous poursuivons toujours à pied vers la place de la république. Oh! y'a le tramway comme à Montpellier! Attends faut prendre une photo.

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Et c'est en remontant, dans je sais plus quelle avenue, celle des théâtres en fait, que nous avons vu une magnifique affiche de Jairo. Mon dieu Jairo! J'avais pas entendu ce nom depuis que j'ai 10 ans. C'est quoi qu'il chantait déjà??? En tout cas il a toujours ses belles dents! ;)
Sur la place de la république, nous prenons quelques photos de l'obélisque (assez moche, il faut l'avouer) et de l'avenue du 9 juillet et ses 140 mètres de large.

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Nous partons ensuite vers le théâtre colon près de la place Lavalle. L'extérieur du bâtiment est très beau, c'est dommage qu'il soit en rénovation et qu'on en puisse pas voir la salle.

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Sinon ici les gens font la queue en ligne pour prendre le bus...

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Nous rentrons à l'hôtel (ouf! on a bien marché et bien pédalé aujourd'hui) où nous entamons la phase "dépollution" tout en écoutant Jairo, ben oui, "on est arrivé dans les jardins du ciel"!!!

A 20h, nous partons tous pour le cabaret afin d'assister au spectacle de Tango Piazolla.
La salle est vraiment belle.

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Nous mangeons d'abord, d'ailleurs ce n'est pas terrible, de la soupe à la citrouille, du poulet entouré de lard et bien sûr un flan en dessert.
Le spectacle commence à 22h30, il y a des musiciens sur scène, du coup le son est très bon. Les danseurs sont supers, je suis assez captivée par le spectacle, par contre je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un énorme fou rire quand le chanteur est apparu. La caricature du chanteur de charme, cheveux gominés en arrière, bagouses clinquantes et que je me caresse en chantant! Bon dieu, Julio Iglesias puissance 10! Sinon le spectacle était top. Qui connaît la chanson de Julien Laurence "Tango forever"? Ah oui, personne, dommage… enfin, moi j'ai trouvé le show vraiment beau, parait que certains se sont un peu endormi pendant que d'autres ont bien papoté (chuuuut!). A minuit retour à l'hôtel dans les rues désertes et encombrées de poubelles (bof) et dodo à 0h30. Allez j'opte pour des nuits de sommeil de 5h.

 

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25.12.10

06.11.2010 Sur la route

Samedi 6 Novembre

Buenos Aires => Iguazu

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Je n'ai pas très bien dormi, décidément je n'arriverai pas à m'habituer au bruit, mais ce n'est pas grave. Réveil à 6h30, lever à 7h30 et petit déj à 8h30, restons précise. Nous faisons nos bagages et les descendons dans le local près de la réception car nous avons la matinée libre avant le départ vers Iguazu. Nous décidons d'aller explorer les boutiques, mais comme c'est un peu tôt, tout n'est pas encore ouvert. De même pour la poste, nous reviendrons plus tard. Je suis à la recherche d'un maillot de Boca Junior floqué Maradona, mais en fait, ce n'est pas si fréquent que ça et puis surtout, c'est cher... bon, tant pis, je vais m'abstenir alors. En revanche, Marion va bel et bien acheter un petit maillot de foot, et ça ce n'est pas normal... Le monde à l'envers! ;) Mais je vous rassure ce n'est pas pour elle.
Nous faisons un tour aux Galerias Pacifico, mais les boutiques ne sont pas terribles, du sous Galeries Lafayette. Dans la rue nous tombons "en admiration" devant "el tomate loco", un truc débile mais qui devrait plaire à qui de droit, j'achèterai ça à notre retour dans la ville. Puis nous retournons à la poste et là, grand moment... Marion s'avance au guichet, nous avons de la chance, il n'y a personne. Elle demande des timbres pour la France. Ah, ok, alors l'employé va d'abord chercher sa pochette de timbres (ben oui, on est dans une poste et les timbres on n'en vend pas souvent, faut les ranger ailleurs...) puis elle va compter et recompter le nombre que Marion a demandé, puis après il faut les découper... Quinze minutes plus tard, Marion paye et me laisse la place, sauf qu'elle n'a pas pris sa facture, et ça "c'est mal"...
C'est à mon tour, je demande la même chose. Mais là, y'a un gros problème, il n'y a plus assez de timbres à 7 pesos, alors la guichetière m'explique deux fois au cas où je ne comprendrais pas très bien qu'elle va me donner des timbres de 5 et de 2 et qu'il faudra que je colle les deux... Ahhhh! okkkkayyyyy!!! Ne nous moquons pas. Par contre bonjour la taille des timbres, ça va prendre la moitié de la carte postale... Alors elle compte, recompte, découpe et me donne les timbres puis me redemande combien j'en ai pris pour bien faire son addition... Je paye, récupère ma facture (parce que si tu n'as pas ta facture, "c'est mal"), et là en sortant je me rends compte qu'elle s'est trompée et m'a fait payer moins cher! Ah là là et après on vient se plaindre de nos pauvres petits fonctionnaires de la poste, sérieux, les argentins devraient venir faire un stage en France! ;)
Marion avait repéré la veille une boutique avec un magnifique sac en vitrine, nous y allons, en fait il s'agit d'une boutique vendant des articles de polo. Finalement le sac est bien trop cher et nous rentrons à l'hôtel.
A 12h30, nous nous entassons (c'est le cas de le dire avec tous nos sacs) dans un mini bus direction la gare routière. En effet aujourd'hui, on se transfère "sur la route". Nico nous prévient de bien faire attention à nos affaires, ça psychote un peu. Nous nous installons dans un coin avec visu sur nos bagages, devant certains sièges on peut mettre des sous et regarder la télé!

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Tiens à propos de télé, on ne l'a pas allumée une seule fois. Tout se perd là aussi. Je n'ai rien acheté à manger et ce qu'ils proposent ne m'inspire guère, heureusement Marion me donne une des empanadas qu'elle avait achetées. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un petit chausson (ou feuilleté) farci de viande, de poisson, d'œuf, de pomme de terre ou d'autres ingrédients. Merci Marion, t'es une mère et en plus c'est très bon! Un pespi là-dessus (ils ont eu le marché de la gare face à Coca, pas de bol) et à 14h, nous embarquons dans notre bus à impériale. Nous sommes tous placés en haut, les sièges sont très larges et s'inclinent bien. Oui, car nous sommes partis pour... 17h de route! Non non, je n'ai pas mis un 1 en trop.
A 14h15 précises, nous démarrons, passons devant des quartiers parait-il un peu craignos.

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Puis nous sortons petit à petit de la ville en passant devant l’aéroport national dont la piste est en travaux (photo ci-dessous), en longeant le Rio de la Plata et passons également devant le stade de River Plate, El Monumental. C'est l'autre club de la ville, concurrent de Boca Juniors. Hop une photo à l'arrache!

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Alors, on va essayer de s'occuper un peu... Qui veut des Carambars?
Blague: "Quel acteur démarre au quart de tour?" (réponse en fin de post)
Nous nous arrêtons dans un autre terminal, mais l'arrêt dure assez longtemps, environ 1h... que pasa? Y'a un problème avec le bus? Nous ne le saurons jamais. Toujours est-il que nous repartons, cette fois pour de bon, en empruntant une autoroute à péage (anciens collègues) toute droite. Parfois sur les côtés au loin on voit des fumées, comme s'il y avait des incendies... Un autre mystère irrésolu. Il y a aussi l'air d'y avoir pas mal de vent. Le paysage n'est pas transcendant, c'est vert et plat, y'a des vaches.

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A 17h, nous avons droit à un snack, croissant au jambon et fromage, bof.
L'un des "stewards" du bus essaie aussi de nous mettre une vidéo. Nous aurons donc vu 4 fois les 15 premières minutes du dernier Terminator. En effet, il y a pas mal de travaux sur les routes et du coup entre les bosses et les trous, ça secoue bien et le lecteur de DVDs n'aime pas ça du tout, le steward abandonne en désespoir de cause.
Il commence à faire nuit, je prends quelques photos du coucher de soleil et c'est beau.

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A 20h45, nous faisons un autre arrêt dans la ville de Concordia, puis on nous sert notre plateau repas.
En entrée une salade au jambon cru très bonne, puis un flan en dessert avec du dulce de leche, super bon... Mmm c'est quand même pas très copieux. Ah m...!!! Mais on nous avait pas dit qu'il y avait aussi un plat chaud. Bon, bah tant pis, je vais donc manger mon bœuf purée après avoir mangé le dessert. Oups! Qui s'est fait avoir?
Allez 22h, il est temps de dormir. Alors le bus est-il plus confortable que l'avion? Réponse demain...
Vin Diesel

 

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29.12.10

07.11.2010 Rien que de l'eau

Dimanche 7 Novembre

Parc d'Iguaçu (côté brésilien)

Il est 8h... le bus s'éveille... enfin, plutôt il est 8h et nous sommes toujours dans le bus. Y a-t-il un rapport avec l'heure passée hier arrêtés? Je ne sais. En tout cas, j'ai plutôt bien dormi.
Nous découvrons notre environnement, c'est vert et la terre est rouge.

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Vers 8h45, nous arrivons enfin à destination. Il est pas magnifique notre bus?

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Il fait beau, pas trop humide et pas trop chaud, jusqu'ici tout va bien. A peine débarqués, nous embarquons à nouveau mais cette fois dans un mini bus qui doit nous conduire jusqu'à notre hôtel. Nous y arrivons rapidement, mais au lieu de nous faire descendre et de manœuvrer après, le chauffeur manœuvre d'abord dans la rue étroite devant l'hôtel de façon à être prêt à partir avant de nous faire descendre. Ca tombe bien on avait 10 minutes à perdre! Logique argentine sans doute. Vue l'heure, les chambres ne sont pas prêtes, nous entassons donc toutes les affaires dans les 2 qui le sont, nous nous changeons "à l'arrache" (pour la douche on repassera ce soir, ou alors sous les cascades?? T'as ton Tahiti douche?) et nous allons rapidement prendre un petit déjeuner car on est déjà en retard. Ah oui et je m'enduis aussi de crème solaire, ça a l'air de taper fort...
Un chocolat et une banane plus tard, nous voilà à nouveau dans le bus piloté par Angel en compagnie de notre guide locale Mariel. Nous allons donc aujourd'hui au parc d'Iguaçu, le côté brésilien des chutes. Il nous faut passer la frontière, qui se trouve en fait au milieu du fleuve (d'où les peintures du parapet du pont aux couleurs argentine puis brésilienne).

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Le passage proprement dit à la frontière se fait juste après, c'est rapide, un petit coup de tampon et hop, nous sommes au Brésil. Samba!

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Nous roulons encore quelques minutes avant d'atteindre le parc des oiseaux. C'est juste à côté que se trouve l'héliport pour ceux qui veulent survoler le site. C'est 100 US $ les 10'. Allez, on ne vit qu'une fois! Et puis ce sera mon baptême en hélico... Nous devons attendre un peu avant d'embarquer, mais ça va, il n'y a pas trop de monde et deux hélicos qui tournent.

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Nous montons dans le 7 places, pas le temps de s'attacher qu'on décolle déjà (ah je m'en suis même pas rendue compte!). Nous volons un petit moment au dessus de la "jungle" avant de voir enfin les chutes apparaître. C'est carrément impressionnant! J'arrive à faire 3 photos et quelques mini vidéos (voir plus bas).

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Ah mince on a déjà atterri! C'était vraiment court!
Nous filons au parc des oiseaux histoire de rattraper ceux qui n'ont pas volé (je parle pas des oiseaux là hein?!). Nous passons rapidement dans et devant les volières, il y a des spécimens vraiment beaux. J'aime bien le toucan!

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Y'a aussi des serpents dont un joli "petit" anaconda...

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Nous poursuivons au pas de course et arrivons à la cafétéria. Bon, qu'est-ce qu'on mange? J'opte pour un hamburger oeufs/bacon, sauf que je pensais que c'était juste du pain avec des oeufs et du bacon et en fait, c'est le hamburger complet + les oeufs et le bacon. J'en mange la moitié. Il commence à faire bien chaud.
Nous rejoignons le bus pour faire 10 mètres et arriver devant l'entrée du parc. Iguaçu en indien guarani signifie "eau grande". Classées au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1986, on trouve plus de 200 chutes sur une distance de 2,5km. Il n'y a pas trop de monde. Nous entrons et empruntons alors un autre bus à impériale afin d'arriver au premier point de vue.

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Nous allons ainsi marcher sur la "côte" brésilienne avec en face de nous les chutes qui tombent côté argentin. Le tout sur un petit chemin super bien aménagé. Le bus nous laisse devant l'hôtel rose du parc (on dirait l'hôtel de Mickey!) et là, première vision de la "chose".

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Ca me rappelle un peu ma première au Grand Canyon. Au fur et à mesure que nous allons avancer, nous allons découvrir des chutes plus impressionnantes les unes que les autres. Wow c'est beau, non mais c'est trop beau! "Je crois que je suis mort" (répétés pendant 2 heures). Je prends 250 photos (pfff). Je pourrais rester comme ça des heures à regarder de l'eau tomber, rien que de l'eau. C'est beau la nature quand même.

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Nous rencontrons également quelques animaux.

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On voit aussi les bateaux qui vont se faire doucher... On verra ça demain...

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La partie finale est ce qu'on appelle la gorge du diable, une mega chute, nous pouvons marcher juste au bas sur des passerelles et ainsi prendre une bonne douche. Ca tombe bien, ça rafraîchit! Je pourrais rester là des heures (ah mais je l'ai déjà dit).

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Vidéo

Mais c'est déjà le bout du chemin, nous devons remonter, soit avec l'ascenseur, soit à pied, nous opterons pour la deuxième solution et rencontrerons ainsi un coati, un petit mammifère de la famille des ratons laveurs, qui adorent les touristes (car touriste = nourriture...). Y'a aussi des varans.

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Nous passons par la boutique qui se trouve sur la rive juste avant les cascades, et finalement l'eau a l'air vraiment calme de ce côté-ci. On aperçoit la passerelle du côté argentin dans le fond.

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Achat de quelques cartes et d'un magnet et nous allons refaire la queue pour prendre le bus afin de sortir du parc.
Allez hop, faut repasser les frontières, c'est plus long qu'à l'aller et c'est finalement vers 18h que nous arrivons à l'hôtel. Nous prenons possession de la chambre sans mobilier, à part les deux lits, le reste, tu poses par terre. Pourtant on n'est pas dans un monastère...

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Je prends une bonne douche pendant que Marion file à la piscine puis petit tour sur internet avant d'aller "prendre l'apéro" tous ensemble. Merci à Christian qui aura réussi à chaparder quelques bouteilles de blanc dans la cuisine. On ne sait trop comment il a fait pour amadouer la propriétaire vu qu'apparemment il n'y avait plus rien à boire ;)
Nico nous fait un petit briefing sur la suite du voyage, nous expliquant que demain du côté argentin, c'est bien mieux aménagé avec "plein de bars, euh, non de passerelles"... et que "sur le bateau au Chili on pourra faire la vaisselle, euh non la lessive". Hip! allez santé!
A 20h30, Oscar, l'opérateur local de Viventura vient nous chercher pour nous emmener chez lui manger une parillada, le barbecue local.

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Au menu, de la viande et... ben de la viande! Encore un peu de viande? Non merci, je crois que ça ira pour ce soir.
En tout cas on a bien rigolé (merci au chat d'Isa!) et on est un peu gais.
Retour à l'hôtel pour 23h. Ah! un lit au calme!

 

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03.01.11

08.11.2010 Over the rainbow

Lundi 8 Novembre

Parc d'Iguazu (côté argentin) => Buenos Aires

Réveil à 6h30, euh, c'est un peu dur là! Mais j'ai bien dormi. Cet hôtel est agréable et trop calme ;)

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Nous allons prendre notre petit déjeuner un peu plus complet que la veille puis c'est à 8h que notre grand bus nous attend. "Youkaïdi, Youkaïda", c'est parti vers le parc argentin d'Iguazu. Ah, mais... le bus s'arrête, que pasa? Bon, d'un autre côté, ça va, on n'est pas en plein désert du Namib sans réseau... Mmm, ça m'a l'air bien en panne tout ça.

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Finalement, nous réussissons à démarrer (en marche arrière...!) mais au carrefour suivant, pouf, là c'est vraiment en panne, impossible de repartir. Ca tombe bien, nous sommes pile sur la voie du milieu. Nous descendons donc en tentant de ne pas nous faire écraser tout de suite, et attendons une petite trentaine de minutes qu'un autre bus vienne nous chercher. Et c'est à peine un quart d'heure plus tard que nous arrivons à l'entrée du parc, c'était tout proche en fait.
Comme on n'avait rien compris (ou rien écouté), qu'on pensait pouvoir laisser nos sacs dans le bus, et que finalement on ne peut pas, il nous faut faire la queue pour les laisser à la consigne. C'est pas grave on n'était de toutes façons pas en avance. Avec Marion nous décidons de faire la "Grande aventure", à savoir le tour en zodiac sur le fleuve et accessoirement sous les chutes... nous allons donc prendre nos tickets pendant que Raymonde essaie de retrouver le sien pour entrer dans le parc ;)
Mariel est toujours notre guide, nous la suivons sagement en bons patitos que nous sommes et elle nous emmène vers la gare pour prendre le train afin d'aller directement à la Gorge du diable, celle du côté argentin. Sauf qu'il y a beaucoup de monde qui attend le train et nous décidons donc d'aller marcher sur les fameuses passerelles et découvrir les chutes petit à petit. Nous commençons par le chemin du haut.

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La vision est différente d'hier bien sûr, d'ailleurs au début j'ai du mal à me repérer et à me dire qu'on a déjà vu tout ça. Le paysage change carrément en fonction de l'endroit où on se trouve d'où l'intérêt de faire les deux côtés. Là aussi je prends beaucoup trop de photos. Il y a du monde mais c'est gérable.

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Une fois le chemin du haut terminé, nous passons devant un "phare", en fait l'ancien réservoir d'eau de l'ancien hôtel du parc. Oh un papillon :)

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Après un petit arrêt pour se désaltérer, le groupe se sépare. Marion et moi entamons la descente sur le chemin du bas afin de rejoindre l'embarcadère pour prendre le bateau.

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Nous en profitons pour admirer la cascade Bossetti. Trop beau, on dirait de la dentelle.

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Nous avons perdu Raymond et Hélène qui vont embarquer avant nous mais retrouvons Michel et Raymonde. Autant l'avouer, ce n'est pas très bien organisé. On comprend qu'il faut mettre toutes nos affaires dans une sac étanche et revêtir les magnifiques gilets de sauvetage... (merci Paul pour la photo :)).

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Puis nous embarquons finalement à bord d'un zodiac et c'est parti! En fait, on pouvait faire des photos au début de la balade, mais nous avons rangé toutes nos affaires, alors tant pis, on va se contenter de regarder. Pour l'instant ça mouille que dalle! Mais voilà que le pilote et ses "copilotes" commencent à s'équiper et à s'emmitoufler (malgré la chaleur) sous de gros imperméables. Nous approchons de la grande cascade San Martin (merci Michel pour les photos depuis le zodiac :)).

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Euh, ok c'est donc là dessous qu'on va aller... Nous approchons, les vagues se font plus grosses et là premier passage sous la chute, voilà une bonne douche de prise! Nous sommes mortes de rire. Ah oui, on a bien crié aussi. Mais mais... que fait-il? Ahhh un autre passage, oh putaing!! Mais cette fois là, on n'a pas fait qu'effleurer le truc, on se l'est carrément pris sur la tête. Vlan!! ah ouais, non ça va, je suis pas complètement assommée. Juste détrempée et encore plus morte de rire! Mmm super le brushing! Ca c'est fait! Ah! ah! J'y serais bien allée une troisième fois en fait, mais non...

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Nous remontons alors la rivière, il fait un peu froid avec le vent à cause de la vitesse. Nous avons donc eu droit au lavage, au rinçage, mais on n'a pas encore fait l'essorage. Nous nous approchons de deux cascades plus petites, les Mousquetaires, et là c'est reparti, un coup à gauche, un coup à droite!  Je crois que c'est bon là, l'essorage est fait! LOL J'avoue, c'était un peu Disneyland, mais on s'est bien marré et on a bien hurlé. Nous allons ensuite redescendre le fleuve pendant 15 minutes et arrivés au débarcadère, nous sommes presque secs. Enfin, sauf les fesses... ça baignait un peu sur le siège!
Nous devons emprunter une flopée d'escaliers pour arriver en haut de la colline et prendre alors des espèces de bus 4x4 à l'air libre au milieu de la jungle. Une guide "façon Disney" nous montre des arbres, je n'en ai bien sûr pas retenu un seul... En tout cas après 25 minutes de route on est complètement sec.

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Nous rentrons dans le parc, nous arrêtons au 2ème arrêt où nous allons manger un petit hamburger. Le truc c'est que notre planning est encore serré, il ne faut pas traîner pour aller prendre le train pour aller à la gorge du diable. Nous filons donc rapidos à la "gare" avec Michel et Raymonde, il n'y a personne et le train arrive rapidement.
Après 10 minutes à 10km/h nous arrivons au terminus.

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Là encore, il faut emprunter de petites passerelles afin de nous approcher du "monstre". On commence à percevoir le bruit de l'eau, pourtant le fleuve a l'air tout calme.

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Mais au bout de 30 minutes de marche, nous voilà enfin au bord du bord de la gorge du diable. C'est carrément impressionnant. Là encore, on pourrait rester des heures à regarder de l'eau tomber, c'est dingue! Et c'est beau avec l'arc en ciel... (double rainbow!). Finalement c’est bien de faire ça en dernier, si on l’avait fait en début de journée, on aurait trouvé les autres chutes ridicules. Juste comme ça, pour info, l'ensemble des cascades du parc déverse jusqu'à six millions de litres d'eau par seconde...

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Allez hop, clic clac et clic clac, il nous faut déjà repartir pour ne pas rater le train. L'heure de rdv est 16h, à 15h55, nous sommes dans la place, trop forts!
Bye Bye Iguazu! Mini vidéo pour le souvenir.

Nous récupérons nos bagages à la consigne sans encombre, allons vérifier dans les 2 mini bus qui ont remplacé le grand bus HS que nos bagages sont bien tous là et nous filons vers l'aéroport. Le chauffeur a l'air de bien aimer les années 80 (tiens j'avais plus entendu cette chanson depuis des lustres!). Nico est imbattable au blind test! LOL
Nous arrivons à l’aéroport rapidement. D'après ce qu'on nous a dit, la compagnie LAN s'était trompée dans nos réservations et donc au lieu de partir le lendemain matin, nous partons ce soir et allons dormir dans un super hôtel à Buenos Aires... Moi ça me va ;)
Nous nous installons tranquillement devant les comptoirs, mais au bout d'1h d'attente, il ne se passe toujours rien. Ou alors il se passe un truc mais on ne nous dit rien... Moi je m'en fous, je suis... Finalement Nico est appelé par une hôtesse, il y a une grève sur LAN, on va donc prendre le vol d'Aerolineas qui part 15 minutes plus tard. Moi je m'en fous... je suis... et Nico gère.
Nous finissons par embarquer dans un MD80 et c'est parti pour environ 2 heures de vol vers Buenos Aires. C'est quand même plus rapide que 17h de route... Atterrissage en douceur, et notre avion se parque à peu près à l'autre bout de l’aéroport car le bus qui vient nous chercher va nous faire visiter la totalité du lieu. Les bagages arrivent tous, puis il faut aller au comptoir de LAN, sauf qu'il n'est pas dans cet aérogare. Allez hop, nous nous remettons en "mode patitos" et suivons Nico. Finalement après une petite attente, nous avons nos cartes d'embarquement pour le lendemain matin et on nous dit de suivre des "chauffeurs" qui vont nous emmener directement à l'hôtel. Wow, on a droit à une limousine?? Trop cool!
Nous suivons donc notre homme et arrivons devant un superbe... Berlingo Citroën. Ouais, bon, c'est pas cette fois que je monterai dans une vraie limousine alors.
Nous arrivons à notre hôtel, le Dolmen 4* tout en dorures bien kitsch. Un dîner est prêt pour nous, même s'il commence à se faire tard. De la viande en sauce très bonne et un flanby en dessert. En fait cette nuit, tous les gens non en couple vont dormir dans des chambres séparées. Elles sont pas trop mal (oui je suis difficile so what?).

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Par contre c'est une chambre fumeur... on peut pas tout avoir... mais ça ne donne pas sur la rue! Ouais!
Il est finalement 1h du mat quand je me couche.

 

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06.01.11

09.11.2010 Le lac

Mardi 9 Novembre

Buenos Aires => Bariloche

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Réveil à 6h de la plus horrible des façons, par la sonnerie stridente du téléphone alors que j'avais rien demandé! Maaaaaiiiiiiiisssssss! c'est quoi ce bordel? Qui a dit qu'il fallait me réveiller comme ça en sursaut? Apparemment quelqu'un du groupe dont je ne citerai pas le nom... Mon coeur va donc battre à 200 pendant environ une demie heure avant de se calmer. Super!
A 6h30, je suis au petit déjeuner, Marion n'est pas encore là (peut-être qu'elle n'a pas eu droit au réveil elle?). C'est un buffet bien copieux. J'en profite pour prendre des oeufs et "fais ma Lolotte" en en faisant tomber la moitié sur mes vêtements. Super! cette journée commence trop bien! Grrrr.
Marion arrive et nous finissons de manger avant d'aller à la réception attendre Nico et le bus. Pauvre Nico, lui n'a pas eu droit à l'hôtel 4*, c'est injuste. D'un autre côté, vu le temps qu'on y a passé...
Nous montons dans le bus direction l'aéroport, on commence à bien la connaître cette "rocade" ;) Nous y sommes très en avance, allons enregistrer les bagages puis prendre un petit chocolat à l'étage. Mais il est temps d'embarquer, nous reprenons un bus qui nous fait refaire le tour de l'aéroport dans l'autre sens par rapport à hier, là aussi on commence à connaitre le chemin!
Nous nous installons dans l'A320 de LAN (ils ne sont donc plus en grève) direction la porte de la patagonie, à savoir Bariloche. En fait le nom complet est San Carlos (qu'est-ce que tu bois doudou dis donc?) de Bariloche.
Après 2h de vol, le paysage à l'approche de l'aéroport devient désertique avec des montagnes enneigées dans le fond. Il fait très beau, mais ça a l'air assez venté, d'ailleurs l'atterrissage est plutôt sportif.
Il fait 12°C... Qui regrette les 28° d'Iguazu? Pas moi.
Nous récupérons les bagages et devons les passer au "chien renifleur" qui détecte les denrées alimentaires. Apparemment personne n'a de produits illicites.
C'est Rodriiiguesss, euh, Rodrigo qui nous accueille. Nous montons tous dans le mini bus pendant que nos bagages sont embarqués dans son 4x4 pour aller directement à l'hôtel.
Après une petite trentaine de minutes de route, nous arrivons au coeur de la ville.

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Quelques informations la concernant (merci Wikipedia...). Le nom Bariloche vient de la langue des Mapuches et est dérivé du mot Vuriloche, qui signifie "homme de l'autre côté de la montagne".
Fondée en mai 1902 sur la rive sud du lac Nahuel Huapi, un lac d'origine glaciaire qui a la forme d'un trident de 80 km de long, son premier habitant était un Suisse.
Entre 1935 et 1940, la direction des Parcs Nationaux a réalisé une série de travaux et d'édifices, embellissant la cité d'une architecture très caractéristique.
Moins glorieux, Bariloche a été l'un des refuges en Amérique du Sud de dignitaires nazis en fuite.
Pendant des décennies, la ville a accueilli des milliers d'immigrants, principalement d'immigration interne, mais aussi d'immigration externe, en particulier de Slovénie, d'Allemagne, de Suisse, et du Chili voisin.
À la fin du XXe siècle, le seuil des 100 000 habitants a été dépassé, mais la croissance anarchique a été évitée grâce à l'impossibilité d'ériger des habitations dans un parc national.
Ici, on trouve un réacteur nucléaire de recherche, l'internet haut débit, des universités, plusieurs écoles bilingues, les centres de recherche de l'INTA et de la CNEA (les équivalents de l'INRA et du CEA français), une station de ski: Cerro Catedral etc..
En gros et avec le paysage nous entourant, on se croirait en Suisse.
Nous marchons un peu dans la rue principale à la recherche d'un restaurant, et avec Sylvie et Isabelle nous optons pour le restaurant "Friends", j'aime beaucoup la déco!

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Nico nous rejoint et nous allons manger quelques empanadas.
On traine et il est alors trop tard pour aller visiter le musée, nous devons déjà rejoindre le bus non sans être descendues près du lac pour prendre quelques photos.

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Notre guide du jour se nomme Ezequiel, c'est le sosie de Stéphane Rousseau (petit sms à H ;)) et tel le prohète du même nom, il va nous guider vers la lumière divine (ou pas), en tout cas, il va nous faire découvrir sa région.

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Enfin, euh, avant de monter au ciel, on va d'abord aller prendre un télésiège histoire de pouvoir admirer le paysage vu d'en haut. C'est marrant de prendre un télésiège sans les skis d'ailleurs. Il avance à 2 à l'heure...

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De là-haut sur la montagne, nous avons une vue magnifique sur le lac Nahuel Huapi. C'est un nom d'origine mapuche que l'on peut traduire par "île tigre", allusion au jaguar, animal totem parmi le peuple Mapuche, ou bien allusion à la loutre du Chili surnommée "tigre d'eau" (tigre del agua en espagnol).
Le lac est situé à une altitude de 750 mètres environ. Il a une superficie de 646 km² (soit une superficie un peu supérieure à celle du lac Léman). La longueur de ses rives est de 357 kilomètres. Il est renommé pour sa profondeur (sa profondeur maximale est de 480 mètres) et ses sept ramifications.
La lumière ici est assez extraordinaire, et je trouve ça hyper paisible.

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Mais il est temps de redescendre et je suis contente, j'ai vu ma maison bleue adossée à la colline!

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Nous partons ensuite vers le parc Llao Llao (c'est le nom d'un champignon parasite qui se fixe sur les arbres). Là, nous allons faire une balade dans la forêt au bord d'une des "ramifications" du lac, le lac Moreno. Les grands arbres sont des coihues, il y a aussi des bambous mais qui ne sont pas creux car ils ont dû s'adapter au climat et apparemment ils ne fleurissent que tous les 60 ans et là ils sont en fleurs... Euh, ça veut dire qu'on a de la chance? Quant à ces arbres aux troncs oranges ce sont des arrayans. Fin du cours de botanique.

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La balade est très agréable, nous nous arrêtons au bord de l'eau translucide, dont la température est très froide, entre 5 et 8°C, même si l'été, elle peut atteindre 18°C (mais seulement sur les premiers 50 cm de surface).

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Après cette marche, nous retrouvons notre bus et faisons un arrêt près d'un point de vue pour prendre d'autres photos, y'a quelques "oiseaux" par ici.

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Puis, nous nous arrêtons dans un petit supermarché pour acheter de quoi prendre l'apéro. Après 30 minutes de bus, nous arrivons à l'hôtel Mascardi. C'est complètement isolé au milieu de la forêt (avec le lac devant). L'hôtel est ouvert seulement pour nous. Ok, nous voilà donc dans l'hôtel de Shining, reste plus qu'à espérer que Nicholson ne passe pas par ici ;)
La cheminée est allumée au milieu du hall, mais dans les chambres il fait 16°. On ne va pas se plaindre, la vue est belle.

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Nous donnons quelques affaires pour une lessive (j'ai complètement oublié de noter ce que j'ai donné) puis nous allons prendre l'apéro, avec vue sur lac et coucher de soleil. C'est beau, allez...

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Au menu ce soir ce sera soupe, poulet et flan (vous avez remarqué comme ils aiment les flans ici?) plus vin rouge et blanc là-dessus, on est bien hein tintin?
Petite discute près de la cheminée et dodo à minuit... C'est flippant, y'a pas un bruit!! Allo Jack? ;)

 

 

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13.01.11

10.11.2010 Help myself

Mercredi 10 novembre

Bariloche

Réveil à 7h, Nicholson n'est pas passé nous voir, en revanche, il fait 15° dans la chambre (et oui, pas de chauffage...) autant dire que le trajet "hors du lit => salle de bains" se fait très rapidement. Il fait super beau et la vue sur le lac est magnifique.

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Nous descendons prendre le petit déjeuner avant le départ à 9h pour entrer dans le parc national. Ezequiel Rousseau nous guide toujours :) En fait, l'entrée du parc est juste à côté de l'hôtel, du coup pas trop de route à faire.
Notre premier arrêt s'effectue au bord du lac où la température extérieure est assez fraîche car il y a pas mal de vent. Il parait que le vent et la Patagonie ne font qu'un... On verra ça plus tard. Y'a donc quelques "vaguelettes" à la surface.

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Puis, nous traversons la rivière Rio Manso à la couleur de l'eau turquoise. Ici, les truites attendent tranquillou en rang d'oignon qu'on vienne les pêcher, certains dans le groupe regrettent de ne pas avoir leurs cannes.

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Nous continuons notre route, enfin, notre chemin car il n'y a plus trop de goudron par ici et nous arrêtons au mirador du lac Mascardi. On peut même venir ici pour se retirer du monde et méditer sur le sens de la vie dans une roulotte (ou pas). En fait, elle est là pour les ouvriers qui travaillent dans le parc.

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Nous faisons ensuite notre premier véritable arrêt pour aller faire une petite promenade vers la cascade Los Cesares. Ah, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu une cascade! Le temps s'est bien réchauffé et surtout, on est à l'abri du vent, je me vois dans l'obligation d'enlever petit à petit mes couches de vêtements. Sur ce chemin, on a une très belle vue sur le volcan Tronador (photos 1 et 2) et sur la montagne Bonete (en forme de chapeau de clown). Tronador vient du verbe "tronar", soit "tonner", en effet, le bruit des chutes de séracs qui se produisent régulièrement donne l'impression que le tonnerre gronde.

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Son altitude est de 3491 mètres. Il possède trois sommets: un sommet chilien à 3320 mètres, un sommet argentin à 3200 mètres et un sommet frontalier, argentino-chilien à 3491 mètres. Le chemin est agréable, nous arrivons à la cascade, elle est assez haute. Petite séance de photos puis nous redescendons pour rejoindre notre bus.

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Direction la pampa Linda. La "pampa", c'est la plaine. Il y a des restaurants et nous allons donc nous poser un peu pour manger. Au menu un sandwich à la viande, pas facile à manger parce que la viande, c'est un bon steak, pas haché! Ah! ah!J'en profite pour faire des photos du volcan (et autres ;)) ainsi que de la rivière à la couleur laiteuse (= rivière glaciaire).

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Pendant ce temps, d'autres se la coulent douce! ;)

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A 14h, nous partons vers l'un des glaciers du Tronador: le glacier noir du Rio Manso. Il faut prendre une longue route chaotique et poussiéreuse, "tiens ça faisait longtemps qu'on s'était pas fait secouer dans un bus".
Nous arrivons au pied du glacier sur les moraines. En haut, la glace blanche et les séracs qui tombent dans un bruit de tonnerre. La glace s'accumule en bas et est mélangée avec les sédiments qui la rendent noire. L'eau qui s'en écoule ressemble à de la crème anglaise. Quant aux îles flottantes au chocolat, ce sont des petits glaçons (en voilà une belle explication "géologico-gastronomique"). Je trouve ce lieu étonnant, impressionnant et très beau (surtout les glaçons).

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Le grand jeu ici est de voir un morceau tomber et de réussir à prendre la photo au bon moment! Oups! encore raté (ou pas ;)).

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Nous reprenons ensuite le bus pour contourner la montagne et aller voir d'autres cascades mais comme toute la neige n'a pas encore fondue, le chemin n'est pas praticable. Nous ne pouvons pas aller beaucoup plus loin et devons nous contenter d'admirer le site d'en bas. C'est quand même là aussi magnifique.

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A 16h30, nous repartons pour la longue route de retour. Nous refaisons un arrêt au mirador car la lumière a changé ainsi qu'au Rio Manso (ah un reflet!) et arrivons enfin à l'hôtel à 18h30.

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C'est pas pour dire, mais on aura quand même pris de la poussière dans le bus sur ces chemins. Une bonne petite douche, puis rituel apéro, repas, vin avec au milieu un magnifique coucher de soleil, presque digne de celui du Salar de Uyuni. Le lac devient rose. Trop trop beau. Clic clac.

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Par contre j'ai mal à la gorge et le vin n'arrange pas mon état.
Nico nous propose après le repas de faire un jeu de rôle, le loup garou. J'aime pas les jeux de rôles (mauvais souvenirs), mais je fais quand même un effort. Ah ben je suis exclue du groupe la première (voilà, ça c'est fait... aïe ça fait quand même toujours un peu mal). J'attends la fin du jeu, je suis plus en état, je dis au revoir à tout le monde mais je dois aussi être redevenue invisible... Comme dirait Gaëtan R., "it's time to get away". Je monte sous la couette, rédige le journal de bord (ça c'est fait aussi) et dodo.

 

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14.01.11

11.11.2010 Long is the road

Jeudi 11 novembre

Bariloche => Puerto Varas

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Réveil à 8h, j'ai la gorge en feu. Finalement j'arrive quand même à sortir quelques sons. Nous descendons au petit déj puis allons faire un tour dehors. Oh un reflet!

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Puis Marion part avec Isabelle, Sylvie et Charlotte pour aller faire du cheval. Compte tenu de mon amour des bêtes, je m'abstiens sur ce coup-là. J'ai aussi abandonné l'idée de faire du kayak sur le lac vu le prix exorbitant de l'excursion... (je me suis même demandée si ce n'était pas des kayaks à moteur à ce tarif là!). Tant pis. Avec le reste du groupe, nous partons pour Bariloche et la gare routière où nous allons laisser tous les bagages à la consigne.
Bernard, Christiane, Nico et moi prenons un taxi pour aller dans le centre ville (5 minutes de route). Je fais quelques boutiques, achète un magnet (the souvenir de Bariloche!) puis avec Nico nous trouvons un restaurant avec du Wifi afin de mettre en ligne le journal de bord (qui n'est toujours pas en ligne sur le site... grrr... bien la peine de se casser le c... à l'écrire régulièrement).
Faut dire qu'à l'hôtel Shining, il n'y avait pas de réseau et encore moins de Wifi, faut pas rêver, on était réellement isolés (sinon ça n'aurait pas été aussi flippant!!).
Enfin bref, le Wifi marche, la mise en ligne se fait devant une très bonne omelette et un petit chocolat chaud de derrière les fagots vraiment succulent! En effet, la spécialité de Bariloche en tant que ville "suisso argentine" est le chocolat :)
A 13h30, retour sur la "place du village" pour prendre notre transfert vers la gare routière.
Nous y récupérons les bagages, et attendons le bus. Je vais faire un petit coucou aux collègues de l'office du tourisme et récupère une carte de la région... après ce passage ils vont être dévalisés par le groupe! LOL
Nos cavalières émérites arrivent toutes fringantes et apparemment ravies de leur balade. Le bus aussi arrive, c'est encore une fois un bus public qui va nous emmener au Chili, à Puerto Varas.
Nous montrons patte blanche afin de pouvoir embarquer et c'est parti pour... combien d'heures? Mais non, Nico a dit que c'était pas long, juste... 7h!
Nous longeons les lacs, j'arrive à prendre 2 photos (au fond c'est Bariloche) puis avec Marion nous continuons notre écriture du journal sur l'ordi, ça occupe.

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Nous faisons un arrêt dans une ville dont j'ai oublié de noter le nom, voire même, je n'ai carrément pas vu le nom sur un panneau, puis nous remplissons les papiers d'immigration pour la douane. Nous arrivons alors pour passer la douane argentine. Un petit tour dans un bureau, un petit tampon  sur le passeport et hop c'est bouclé. J'en profite aussi pour faire une petite "pause confort" histoire de ne pas renouveler mon expérience d'Oruro (là, vous vous demandez ce que c'était, ben fallait lire le blog du voyage Pérou Bolivie ;))
La route commence à s'élever, nous passons un col avec de la neige, je pense aussi que malgré ma résistance, je somnole car je ne me souviens plus très bien de tout ça, puis nous redescendons cette fois pour passer la douane chilienne. Et là mes amis, ça rigole pas!
Nous devons d'abord nous mettre en rang d'oignons dans une salle et mettre tous nos bagages à main par terre. Un chien renifleur vient snifer tout nos sacs pour voir si on ne transporte pas de nourriture. Ils sont très psycho sur la nourriture les chiliens...
Ensuite nous sommes appelés un par un pour aller présenter nos passeports. Attends, je crois que j'ai reconnu mon nom! (oui, pas facile avec l'accent chilien). Ok, le passeport est tamponné et ensuite tous nos bagages (y compris les valises donc) sont passés aux rayons X. Il faut dire quel est son bagage. Puis ensuite il y a ouverture si le douanier suspecte quelque chose. Moi j'ai eu droit à l'inspection de mon sac à dos... Marion à la totale. Nous n'avons pas eu de soucis, c'est normal qu'ils ouvrent, faut bien qu'ils bossent! En revanche apparemment les fruits secs de Charlotte, ils ont pas aimé. Voilà c'est fait, pas de fouille au corps quand même.
Finalement notre bus repart. La route étant moins chaotique que pour aller à Iguazu, on nous met un DVD, c'est le film Le jour où la terre s'arrêta... Jamais entendu parlé, sauf que je vois qu'il y a Jon Hamm au générique. Je tente de regarder mais ça me passionne tellement que je sombre dans le sommeil au bout de 30 minutes. Il fait nuit, je me réveille, et c'est finalement vers 22h que nous arrivons à Puerto Varas (non, non, ce n'était pas long). Notre hôtel se nomme le Greco, il est tenu par un artiste, il y a des tableaux partout et une déco très originale. Notre chambre est chauffée, très jolie et donne sur la rue, mais celle-ci est déserte et calme.

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A peine le temps de s’installer et comme il est déjà tard, nous filons rapidement dans un restaurant en bas de la rue. Au menu, je prends des gambas à la plancha avec de la purée, par contre je vais limiter un peu sur le vin là. Je suis morte...
Nous remontons à l'hôtel et finalement... dodo à 1h du mat... ouais, pas facile de se coucher tôt ici! Pourtant je suis vraiment fatiguée.
Toc toc toc... m... qui c'est qui tape??? Toc toc toc... ah ben c'est quelqu'un qui est dehors... bang bang bang!! Ah ben je pense qu'il est coincé dehors! Enfin, après un bon quart d'heure de tambourinement, quelqu'un lui a finalement ouvert. Quelle idée aussi de se balader en pleine nuit dans une ville chilienne perdue au milieu de la Patagonie hein?

 

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