Mardi 16 Novembre

Trek Torres del Paine - Jour 1

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Le réveil sonne à 5h40, je suis complètement dans le coltar, je sens que la journée va être très longue. Après un petit déjeuner à moitié endormie, nous embarquons dans le mini bus à 6h45, je passe presque tout le trajet à dormir. Dommage parce que quand j'arrive à ouvrir les yeux, le paysage est quand même joli.

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Nous arrivons à l'entrée du parc Torres del Paine où nous devons prendre des tickets, puis continuons vers le lac Pehoe où nous allons prendre un petit catamaran. Tiens, la petite maison dans la prairie...

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A bord, on a droit à une boisson chaude et quelques biscuits. La déco aurait plu à H, c'est tout violet (mais quand même un peu kitch!).

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Après 30 minutes de navigation nous arrivons à Pehoe, le point de départ réel de la randonnée. Sur le bateau il commençait à tomber des gouttes, le temps que je déballe le poncho, ça s'est arrêté. Mmmm... Le ciel est bien gris et bas, mais on est en Patagonie, donc c'est normal.
Petit tour aux toilettes, puis chacun finit de s'équiper. On me tend un sac poubelle pour mettre sur mon sac pour le protéger, mais ça ne tient pas, alors je vais vraiment sortir le poncho, au moins je serai abritée. Nous finissons par partir, le chemin est assez plat, je ne dirai pas "quasi-plat" parce que le "quasi-plat" c'est ce que dit Nico quand ça monte ;)

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Chacun trouve son rythme et nous cheminons tranquillement. A notre droite le lac avec de l'eau bleue turquoise et devant nous de hauts sommets avec des nuages accrochés.

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Une pluie fine se met finalement à tomber, mais c'est supportable. Oh une fleur...

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Nous apercevons quand même un glacier, et arrivons le long du lac Nordensjkold.

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Nous avons environ 3h de marche pour arriver au premier campement, le camp des italiens. Il nous faut franchir un joli petit pont suspendu avant de l'atteindre et de nous poser pour pique-niquer. La pluie nous laisse un peu de répit. Chacun trouve un bout de bois pour asseoir ses petites fesses et avec Marion, nous dégustons un bon bagel avec du cream cheese, de la mortadelle (oui, on innove!), des chips  et une banane. Comme c'est humide, il ne fait pas super chaud non plus, vive le bonnet bolivien!

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C'est ici que le groupe va se séparer. Nico, Sylvie et Marion décident de continuer le chemin pendant que le reste décide de tenter l'ascension (je croyais pas si bien dire!!) vers la vallée des français afin d'y voir le glacier du même nom de plus près. Daniel sera notre guide. Une bonne chose, nous pouvons laisser les sacs à dos sur place, ça fera moins de poids. Je ne sais pas pourquoi, mais une idée lumineuse m'a traversée l'esprit à ce moment-là (et que celui qui dit que ça n'arrive pas si souvent lève le doigt!) et je prends mon poncho même si le temps est plus clair. Le début du chemin se fait au milieu de troncs d'arbres, le long d'une rivière. Mais au bout de 30 minutes de marche voilà que la pluie se met à redoubler. Comme j'aime mon poncho (franchement l'achat le plus rentable du tour!!). Une moitié du groupe abandonne car nous avons attaqué une montée sur des cailloux, et ça glisse pas mal, c'est limite dangereux. Nous arrivons à un premier point du vue sur le glacier et malgré la pluie, on en aperçoit quand même une bonne partie. Sur notre droite les montagnes "Cuernos" qui sont éclairées magnifiquement, en bas le lac.

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Marilyse, Paul, Michel, Christian et moi décidons de monter encore plus haut. C'est là que j'ai bien cru mourir sur place car c'était quand même dur physiquement. Je suis finalement arrivée au premier mirador en crachant mes poumons, mais j'y suis arrivée! Et ça vallait le coup. On a une superbe vue d'ensemble: le glacier, les Cuernos et le lac en contrebas avec ses couleurs toujours aussi bleues.

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Bref, je suis contente d'avoir tenu et je me félicite moi-même! LOL 1h30 de montée comme ça /.
Nous restons sur le lieu quelques instants pour admirer la vue et reprendre notre souffle. Et merci Michel pour avoir pris de l'eau, parce que ça, j'y avais pas pensé, et j'étais en déshydratation avancée (ou presque) .
Cheeeese! (merci Paul pour la photo)

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Mais il est temps de redescendre. En fin de compte, je préfère les montées parce que les descentes me font toujours très mal aux genoux. Mais ça se passe relativement bien, même mieux que ce que je pensais quand il a fallu reprendre le passage tout en pierres. Nous arrivons au camp où nous récupérons nos sacs qui ont bien pris la pluie... Il est 16h30 et c'est reparti sur le chemin un peu plus plat (3h de marche d'après le plan) pour rejoindre le campement Cuernos. Mais voilà que le vent commence à se lever. Les rafales deviennent de plus en plus fortes. D'ailleurs nous avons même vu une cascade dont l'eau remontait!! La preuve en images, ce n'est pas de la fumée, mais bien l'eau qui est poussée vers le haut (merci Paul pour la photo).

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Nous la baptiserons la cascade "Raymond 2" en hommage à Raymond qui a préféré aller à Punta Arenas voir les pinguoins. Il se remet à nouveau à pleuvoir, et entre la pluie et le vent, c'est un peu l'apocalypse. Je vous jure que j'ai failli être emportée plusieurs fois par des rafales malgré les kilos supplémentaires de mon sac à dos. En particulier sur la "plage" au bord du lac.

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J'ai aussi failli me torde 50 fois la cheville. A part ça, tout va bien. On ne traîne pas et nous arrivons au camp en un temps record. Je suis complètement morte mais assez contente d'avoir fait le détour (ça c'est à cause de ma manie de vouloir tester le plus de choses possibles lorsque je suis quelque part où je ne reviendrai sans doute jamais).
En arrivant au camp, je tombe nez à nez avec Marion qui a déjà fini de monter la tente. Devise: "faut toujours avoir un scout avec soi quand on part en rando"! Elle a déjà pratiquement tout fait, je n'ai plus qu’à chercher quelques cailloux pour en mettre autour à cause du vent et c'est tout. Merci Marion, trop forte! Bon sinon, comme je l'ai dit, c'est chacun se dem...brouille pour trouver un emplacement et monter sa tente... Christian en bon breton qui se respecte a carrément mis des menhirs autour de sa tente pour ne pas qu'elle s'envole ;) Quant au guide Daniel, il a disparu...
Je vais ensuite prendre une douche au refuge, même si on n'a pas trop le droit car on n'y dort pas. Nous sommes un peu abrités mais il y a quand même du vent et de jolis nuages lenticulaires. La technique pour résister à une rafale: "je me mets en boule et attends que ça passe", ça marche pas mal. D'ailleurs on s'en est pris une belle avec Marion en sortant du refuge.

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Voilà une photo du lac prise par Paul, oui, on se croirait devant l'océan c'est impressionnant!!

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A 20h30, nous allons manger, au menu, une soupe aux épinards (c'est bon pour les muscles!), une purée avec des oignons et du rôti de porc, vraiment très bons. Ca fait du bien de manger chaud. Et le petit gâteau au chocolat en dessert est parfait. Le chef devrait s'exiler sur le Navimag.
Petit lavage de dents et retour à la chambre, euh, à la tente. Alors, où sont les cailloux pour que j'essaie de ne pas me coucher dessus? Bon, y'en a partout, on va faire avec. Heureusement que le tapis de sol fait 2 cm. A propos du sol d'ailleurs, il est légèrement en pente, je préfère dormir la tête en haut alors que Marion opte pour la tête en bas.
C'est là qu'elle me dit: "Mais y'a des éclairs"!
Moi: "M... si en plus on se tape un orage".
"Non non, pas dehors! Dans mon duvet!"
Euh... on rigole pas, c'est vrai! En fait, ça faisait de l'électricité statique et donc des petits éclairs dès qu'elle bougeait. Bon fou rire!
Sinon, nos voisins sont un peu bruyants, ils n'arrêtent pas de parler et de rigoler (je ne dénoncerai pas;)).
Je sens qu'après la longue journée, la nuit va l'être aussi.
En effet, on entend quand même bien le vent. En fait toute la nuit, ça va être rafale sur rafale, mais le plus "drôle" (ou pas), c'est que la rafale, tu l'entends arriver de très très loin. Un peu comme une vague géante qui va te submerger. Et puis le lac n'est pas loin en plus... brrrr... dans quelle galère je me suis encore fourrée? Je vais voir si en comptant les moutons j'arrive à dormir un peu...